J'ai fait un petit séjour au Mali en 1996 , ce qui m'a sensibilisé à cette musique que je méconnaissais totalement. j'ai eu l'occasion d'être invitée à des cérémonies où les femmes chantaient avec cette tonalité de voix si étrange qui m' a évoquée l'Asie. Alors voilà , de retour en France , j'ai cherché des Cd et suis tombée sur" Laïla ilala" , Percussions et chants du Mali de Soungalo Coulibaly. La prise de son a été effectuée en 1991 et l'album édité en 1992 par Arion.
La musique est de Soungalo Coulibaly et il joue du djembé solo, Mariam Doumbia assure le chant ,
642-825 karinian( tube métallique strié , frotté à l'aide d'une baguette en métal) et yabara ( calebasse entourée de perles ) , Bassi kouyate le chant , la guitare electro-acoustice et la n'goni , le tama ( tambour d'aisselle) ; Siaka Diabate joue du balafon ( xylophone à 19 lames dont l'amplification naturelle est réalisée par des calebasses commes les lames en gammes pentatonique) et djembé ( tambour à une peau de chèvre) ; Lassiné Sanou est joueur de Doundoun ( tambours cylindriques à 2 peaux , frappés à l'aide d'une baguette recourbée)et de balafon , et enfin Germain Angéli joue du djembé et du doundoun.
Ces musiciens sont le ciment de ce groupe , c'est à dire que Soungalo fait varier sa formation , ils peuvent être 15 voire plus mais les musiciens précités sont l'origine et sont donc de toutes les expériences.
642-611 Soungalo Coulibaly est malien , il est né à Béléko dans le sud du pays , il joue depuis l'âge de 8 ans contre la volonté de son père qui était chef de village.
Soungalo se sert de la tradition pour créer son propre style , ce style se nomme la flez music.Le djembé semble au centre puis au fil du morceau la mélodie du balafon peut l'emporter , la voix submerger.
312-50 Il y a un morceau instrumental que j'aime beaucoup , il s'agit de favreau , il sest interprété avec un tama qu'en Anglais on nomme talking-drum , tellement le son est subtil et semble raconter quelque chose.